¡ नमस्ते namasté - bienvenidos - degemer mat - مرحباً marhabân - pjila'si !

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bienvenue dans l'univers de Maria Diaz - rêveuse d'un monde à l'autre, tisseuse d'imaginaire...

et du duo Kalmedaz - voyages en contes musicaux, avec Jack De Almeida

'Hold fast to dreams
For if dreams die
Life is a broken-winged bird
That cannot fly.
Hold fast to dreams
For when dreams go
Life is a barren field
Frozen with snow.'

Langston Hughes

[African-American poet, 1902-1967]


mercredi 26 février 2014

*¿K’uxi elan avo’onton? ¿Cómo está tu corazón? Cinéma : La Jaula de Oro * The Golden Dream


 [*comment va ton coeur ? salut en langue maya-tzotzil]
La Jaula de Oro * Rêves d'Or 
The Golden Dream
Premier long métrage choc et splendide écrit et réalisé
par Diego Quemada-Díez   
[réalisateur espagnol/mexicain, ex-assistant de Ken Loach, 
Spike Lee et Iñarritu] après avoir collecté les témoignages 
de centaines de migrants hommes femmes & enfants.
*
A dos de la Bestia, le train de marchandise qui traverse l'Amérique centrale en direction de la chimère étatsunienne (nommés par les migrants  jaula de oro - cage dorée) - l'histoire de Juan, Samuel et Sara fuyant leur bidonville du Guatemala, et leur rencontre dans les montagnes avec Chauk, autochtone Tzotzil.  D'une autre langue. D'une autre vision. D'un autre monde. 
*** Bravo y gracias ***
 
Décoloniser la pensée :
« Je veux donner une voix aux migrants. Rompre le silence sur leur drame. Pendant longtemps, nous avons essayé de dominer les autres par les guerres et les occupations. Peut-être le temps est-il venu de partir à la conquête de soi-même plutôt que de celle des autres. » DQD 
*

*
"The Golden Dream  [...] tells as much of its story though its painterly visuals as it does though its authentic performances and dialogue. This is most acutely evident in Quemada-Díez’s poetic use of the landscape of Central America."
'There are a lot of ruins in the film. I like to talk about this society in ruins, not only in Mexico now that it’s in war, but also I wanted to talk about this industrial, consumerist society that is so destructive to the earth. It’s a model that is condemned to collapse.'

 
Le réalisateur et ses brillants apprentis-acteurs
de gauche à droite - Brandon López, Karen Martínez, Rodolfo Domínguez :

  ça ne se raconte pas, ça se vit...
¿Cual es el sueño de las nubes?
à quoi rêvent les nuages...
 
'COMO SERES HUMANOS, 
EN NINGUN LUGAR SOMOS ILEGALES'
nous sommes des êtres humains : nulle part illégaux !
 Cannes 2013 - Un Certain Regard : Prix d'interprétation
Prix Gillo-Pontecorvo

* Los Tigres del Norte, la Jaula de Oro : *

lundi 10 février 2014

* Maravillas para calentar el corazón *

* Merveilles [fleurs de souci] pour se réchauffer le cœur *

 
'La Maravilla', roman d'Alfredo Vea (à ma connaissance hélas non traduit en français) fait partie de ces livres-trésors dans lesquels on découvre de nouvelles strates d'humanité et de poésie à chaque relecture. Une plongée dans le désert sans frontières linguistiques, culturelles ou spirituelles, du côté de Phoenix, Arizona.  
Un petit garçon, Beto, est élevé dans une 'casita de adobe' par sa grand-mère Josephina, fervente catholique, guérisseuse-'curandera' et pianiste de blues, et son grand-père Manuel, autochtone Yaqui qui voyage en esprit du côté de la grande rivière de ses ancêtres, tout en se balançant sur son rocking-chair... Le monde vibrant de toutes les langues croisées et imprégné de magie. Gracias !!
[...] "Forgive my ignorance," said Harold, "but what is La Maravilla?" 
Josephina dried her eyes. "It means a marvel," she said softly, "or a marigold."
She had a power that was somehow tied into the real powers that gripped this land. Familiar, earth and field powers; horizon energies not on paper. Josephina kept trying to name the nameless, and somehow Catholic wasn't exactly it, though she desperately wanted it to be. 

Manuel, on the other hand, did not suffer the same conflict that his wife did. He hated the Catholics. He hated the Spanish part of Mexicans while loving the Indian part. He especially despised the word Hispanic. 
"Would the Irish like to be called English just because the language was forced on them and because they were subjugated by the English ?" he would snarl whenever that offensive word was used : Hispanic.
"Find me a black man from Johannesburg who would like to be called Afrikaans. Just one. Find me a black man from the Congo who wants to be called Belgian." [...] 
On entend la même écoute profonde des petites gens et des peaux brunes- laissés pour compte du Rêve Américain - 'Manong' philippins et 'Mojados' mexicains - anges gardiens de l'enfance de l'auteur, dans cet autre roman, 'The Silver Cloud Café' mêlant réalité sociale crue et mysticisme débridé sur fond de champs d'asperge de Californie. 

 interview of Alfred Vea Jr (english)
*

  * 'Zapata se queda', con Lila Downs, Celso Piña y Toto la Momposina : *

mardi 4 février 2014

* Des mots pour épicer l'hiver *

The Mistress of spices - La Maîtresse des Epices : à lire d'urgence pour s'intoxiquer d'Inde 
à travers les prescriptions d'une vieille guérisseuse-épicière dans un bazar de San Francisco.
*
L'auteure Chitra Banerjee Divakaruni joue avec les clichés nationaux, soulève des  interrogations fertiles & douloureuses autour du thème de l'exil, la fidélité aux traditions, le quotidien des femmes et la redéfinition de l'identité dans un monde en perpétuel changement. Extrait :
 *
"But lately I've been dreaming it again. Clearer each time. The raven too. It circles the sky there. When I wake I have a warm feeling, as though that clean sunshine is inside my chest, growing. As though I have a chance at last to find it, live it, discover who I really am. 
You know when the dreams started ?"
  
La langue est magnifique. 
[Un film a été adapté avec Aishwarya Rai, il a son charme kitsch à souhait, 
mais lisez les saveurs du roman d'abord !!]
*
Et pendant qu'on y est, revisitons nos Bollywood favoris !!! Ici 'Paheli' avec l'irremplaçable Sharukh Kahn qui se dédouble et Rani Mukherjee, d'après une nouvelle :
 
Et là aussi dans 'Rab Ne Bana Di Jodi' avec Anushka Sharma :
en tout 4 x Sharukh pour le prix de 2, lucky you !!