¡ bienvenidos - degemer mat - مرحباً marhabân - नमस्ते namasté - pjila'si !

¡ maeva - talofa - ongi etorri orori - welcome - bienvenue !


...en la cabaña de Flanagan el tallador de sueños, un refugio para los que tienen 'hambre del alma'

...inside Flanagan the dream chiseller's cabin, a resting place for curious eyes and hungry souls

...et chez Marie Diaz, rêveuse d'un monde à l'autre, semeuse d'histoires, tisseuse d'imaginaire

*

*
Bourges 2016 : L'Invisible lauréat du défi-lecture organisé par la Ligue de l'Enseignement & la Médiathèque

*

*
Nouvelle-Calédonie 2014 : l'Invisible lauréat du prix Livre Mon Ami - ici au collège Laura Boula sur l'île de Drehu-Lifou

'Hold fast to dreams
For if dreams die
Life is a broken-winged bird
That cannot fly.
Hold fast to dreams
For when dreams go
Life is a barren field
Frozen with snow.'

Langston Hughes

[African-American poet, 1902-1967]


*
Merci de respecter le Droit d’Auteur

Please respect Author’s Copyright ©

*

lundi 18 février 2013

*Amour & chaussettes sales*

" Il faut savoir qu'autrefois, les Indiens avaient de l'indulgence pour toutes les formes d'excentricité. En fait, les originaux étaient souvent glorifiés.
Les épileptiques étaient souvent chamanes parce que les gens se disaient simplement que c'était Dieu qui envoyait des visions aux chanceux sous forme de crises.
Les homosexuels étaient considérés comme magiques eux aussi.

C'est-à-dire que tout comme dans  de nombreuses cultures, les hommes étaient considérés comme des guerriers et les femmes comme celles qui prodiguaient les soins. Mais les homosexuels, étant à la fois mâles et femelles, étaient vus comme des guerriers et des soigneurs.
Les homos savaient tout faire. De vrais couteaux suisses !

Ma grand-mère n'avait que faire de toutes les brimades et de toute l'homophobie dans le monde, surtout entre Indiens.
-Mon Dieu, disait-elle, quelle importance si un homme veut en épouser un autre ? Du moment qu'il y en a un pour ramasser les chaussettes sales !
Bien sûr, depuis que les Blancs sont arrivés en apportant leur chrétienté et leurs peurs de ce qui est excentrique, les Indiens ont peu à peu perdu tout leur tolérance."

Ecrit par Sherman ALEXIE, Indien Spokane  
(Nord-Ouest des USA - Etat de Washington)
dans le roman : LE PREMIER QUI PLEURE A PERDU 
[the Absolutely True Diary of a Part-Time Indian]
avec une excellente traduction de Valérie Le Plouhinec 
(coll. Wiz-Albin Michel).
L'auteur Sherman Alexie :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire